Qabal principes de base de même que le matériel de rituel

Qabal

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PRINCIPES DE BASE

Ce premier chapitre traitera uniquement des principes de base du cours et de son organisation matérielle.

La méthode et l’esprit sont identiques à ceux du cours d’Alchimie (auquel nous nous référerons quelquefois).

Où l’on ne trouve pas de formules tout  faites qui conduiraient à la fabrication de la Pierre.

Mais où l’on trouve les éléments et les méthodes de travail.

Pour faire comprendre les connaissances nécessaires à qui veut devenir un Alchimiste.

Sachant que si au fond de soi-même on ne veut pas vraiment le devenir.

Aucun procédé ne conduira à la Pierre.

Si en Qabal on entend souvent parler de formules magiques et kabbalistiques, qui pourraient

passer pour des formules toutes faites, ces formules ne sont d’aucune utilité pour qui n’est pas un Cabaliste.

Aussi, pour que l’étudiant désireux de le devenir puisse travailler.

Des connaissances et des méthodes d’application lui sont transmises dans ce cours.

Une définition Qu’est-ce que la Qabal et quel est le but ou le résultat de son étude ?

La Qabal est une approche globale, une étude intégrale de tout ce qui existe sur les plans

physique et métaphysique ; une étude du processus de la création, une étude des liens entre le créé et la Source de la Création.

Une étude des mécanismes de la Nature, des divers mondes et des divers espaces-temps.

Il convient d’insister dès maintenant sur un principe important : la Porte des divers mondes et des divers temps ne se trouve ni au Tibet ni en Inde, ni ailleurs. L’entrée de ces empires

intérieurs est située en chacun de nous : il n’existe pour chacun qu’un seul Maître, celui que l’on rencontre au fond de soi-même. Les guides ne sont que des rencontres provisoires.

Présentation du cours

Ce cours comprendra plusieurs parties dont l’étendue et la diversité obligeront souvent à des arrêts à l’intérieur d’un même chapitre afin de fournir à l’étudiant débutant les données de base indispensables à sa compréhension.

Cette discipline étant pour beaucoup, nouvelle, on n’a pas craint de revenir plusieurs fois sur une explication.

Plutôt que d’étudier d’une façon rébarbative des pans entiers de la Qabal, cette méthode de va-et-vient a paru plus vivante et plus apte à soutenir l’étudiant.

Dans le même esprit, un certain nombre de préparations et de précautions seront indiquées bien avant les exercices.

S’y rapportant afin que le futur opérateur soit en possession de tous les accessoires nécessaires au moment d’opérer et afin qu’il se trouve dans un état d’esprit adéquat.

A l’intérieur du cours, différentes orthographes apparaîtront parfois, ainsi les lettres : Beth (ou Bet), Guimel (ou Gimel), Tsadé (ou Tzadde)… ; les noms : Chokmah (ou Hochma), Adonaï (ou

Adonai), Yahvé (ou Yahve) etc, tels qu’on les relève dans les différents textes sur la Qabal.

Dans ces exemples, il ne s’agit en aucun cas de noms ayant un sens différent, c’est seulement un soutien à la prononciation.

Par contre, un même mot peut avoir deux orthographes tout à fait différentes et bien qu’ayant un sens commun avoir deux orientations de sens différentes.

Cela tient au fait que chaque lettre hébraïque est porteuse d’une valeur numérique et de qualités qui lui sont propres.

C’est pourquoi, selon les auteurs, on rencontre les deux orthographes suivantes pour le sujet qui nous intéresse : « Qabal » et « Kabbale ».

Pour ce cours, c’est la première qui a été volontairement retenue, en particulier pour la lettre Qoph dont la signification implique une connaissance de la totalité de l’univers, alors que

la lettre Kaph de la seconde orthographe sous-entend une orientation sur la vie physique par la magie noire ou blanche, c’est-à-dire un aspect occulte et non une connaissance intérieure totale.

Afin de donner une certaine culture kabbalistique, on abordera l’étude des différents aspects de la Qabal, en particulier celui dit des « Quatre Qabals ».

Puis, on étudiera la conception kabbalistique générale du monde, en en montrant les aspects selon diverses écoles – sans prendre partie pour aucune – que ce soit celle d’Éliphas Levi, de la Golden Dawn ou d’autres ; suivant en ceci le

principe de Platon qui a dit : «ce qui est juste est ce qui convient à chacun, de même que ce qui est vrai est ce qui est cohérent pour chacun».

Chaque personne sur cette terre doit avoir sa vérité personnelle qui correspond à son évolution propre et qui est le reflet en elle de la Création, colorée par sa propre intériorité.

Le but est ici de donner à l’étudiant les moyens de progresser dans la connaissance intérieure et extérieure des choses.

Dès l’instant où elles sont cohérentes et satisfaisantes, un point de Vérité a été atteint.

En s’efforçant de faire sentir la différence entre deux grandes études kabbalistiques, l’une que l’on pourrait qualifier d’arithmétique.

L’autre de phonétique, on verra que le Nombre et le Verbe se complètent et que les deux sont nécessaires.

Une partie pratique, indispensable, permettra d’illustrer et de concrétiser les enseignements abstraits.

Ici, comme en tout autre domaine, chacun doit acquérir la maîtrise de l’aspect matériel.

Sans la maîtrise de notre monde, comment pouvoir et même oser accéder aux mondes spirituels supérieurs et plus encore les maîtriser ?

Quelques rituels kabbalistiques seront donc décrits et devraient devenir peu à peu des modèles, des prototypes.

Au fur et à mesure de leur compréhension, chacun deviendra progressivement capable de créer ses propres rituels qui seront alors exactement adaptés à son Être Intérieur.

Le chemin que nous allons suivre sera sensiblement le suivant avec là aussi d’inévitables allers-retours :

– L’alphabet hébreu

– La conception kabbalistique de la Nature

– Les divers types de Qabal

– Le Sepher Yetzirah

– L’Arbre des Sephiroth

– La descente des énergies

– La remontée de la Conscience

– L’éthique de l’étudiant

– La structure occulte de l’homme

– Les Portes et les Sentiers des divers Mondes

– L’étude et l’application de divers rituels

– Le travail magico-kabbalistique

Les chapitres qui constituent ce cours sont d’inégales longueurs ; certains ne pouvant être scindés compte tenu du déroulement des explications techniques, d’autres, par contre assez courts offriront sans doute une pause à l’étudiant.

Chacun de ces chapitres se termine par la formule «Ora et Labora», c’est-à-dire : « prie et

travaille » ou mieux : « médite et travaille ».

C’est pourquoi il est nécessaire de disposer d’un endroit propre au travail intérieur, c’est-à-dire un oratoire.

Qabal

L’oratoire

Il faut signaler d’abord un principe qui se révéler a fondamental dans la suite du travail de chacun : « Si l’on travaille sérieusement avec les moyens dont on dispose, ce qui manque, parmi le nécessaire et même le superflu, sera accordé ».

Il faut bien se dire que le travail sur la Qabal,comme celui sur l’Alchimie, concerne le monde spirituel et que ce travail lève toute gêne qui pourrait s’avérer être un obstacle sérieux sur le chemin.

Comme indiqué il est vivement recommandé de posséder un oratoire.

Ce peut être une pièce ou un petit cabinet, un placard ou même pour commencer une simple boîte de carton ou de bois.

Si l’on dispose d’une pièce comme oratoire, on peut commencer à installer un autel (planche n° 1) qui sera fait de bois (le contreplaqué est très pratique).

Les dimensions restent au choix de

chacun mais il faut s’efforcer d’obtenir la forme d’un double cube. On peut par exemple adopter les dimensions suivantes : hauteur 70 cm, largeur 35 cm et profondeur 35 cm.

Une des faces sera une porte, en principe sur la face opposée à celle où l’on se trouve.

Si l’on doit se contenter de la boîte, ses dimensions seront d’environ 30 à 40 cm de long, 20 à 30cm de large et 10 cm de haut. Mais dans ce cas aucune mesure n’est critique.

Il est conseillé de disposer d’un miroir au-dessus de l’autel de façon à y voir son buste lorsqu’on est assis.

Il est bon de coller en bas du miroir, en son milieu, un tout petit morceau d’or provenant d’un vieux bijou ou d’une feuille d’or vendue comme accessoire de reliure.

S’agissant de la boîte, les mêmes conditions sont requises.

L’autel (comme la boîte) est placé à l’Est. On y placera debout au coin droit une colonne blanche, à gauche une colonne noire.

Ce peut être des quilles que l’on aura peintes. Au centre de l’autel, on disposera d’une petite veilleuse électrique ou d’une bougie allumée.

Tout le petit matériel dont on va avoir besoin doit être enfermé dans l’autel.

On y mettra deux cahiers, quelques feuilles de papier à dessin, des feutres de couleur, un compas, une règle, un crayon et une gomme, enfin une feuille de caractères hébreux majuscules utilisables par transfert.

Par la suite on y ajoutera des feuilles de papier coloré brillant ou des peintures acryliques.

L’un des cahiers servira à prendre des notes parce que l’écriture « fixe » la connaissance ; aussi, est-il est bon que chacun « fixe » à sa manière ce qui est contenu dans ces pages.

L’autre cahier servira à noter les expériences. Il faut inscrire la date, l’heure et tous les détails s’y rapportant.

Le matériel de dessin servira à dessiner l’Arbre de Vie et les symboles.

Car il est important que chacun dessine lui-même ses propres symboles.

Il faut ajouter un jeu de Tarot de Marseille (de préférence celui des Éditions Grimaud car c’est celui qui respecte le mieux la Tradition).

Ce jeu de Tarot n’est pas destiné à un usage de divination.

Il ne doit pas servir à des opérations de ce genre. Son utilité apparaîtra de façon beaucoup plus claire lors de l’étude de la remontée de la conscience.

Dès le début, il est important de posséder une épée symbolique.

Pour des raisons pratiques, un simple coupe-papier à lame un peu longue est préférable à une grande épée.

Une longueur de 20cm est très satisfaisante.

De même que le matériel de rituel construit de ses propres mains a infiniment plus de valeur que celui qui est acheté tout fait.

De même une épée découpée à la cisaille dans une feuille de métal a plus de valeur mystique qu’une lame de Tolède.

En les fabriquant, il faut mentalement charger les choses,en attendant d’être capable de les consacrer.

Un brûle-parfum et de l’encens compléteront ce matériel.

Toutefois, si l’encens risque de perturber le voisinage, on peut s’en dispenser.

Son rôle est d’aider à la purification psychique de l’atmosphère et on peut remédier à son absence par des moyens que nous verrons.

La bougie (comme la veilleuse) symbolise la lumière perpétuelle.

Elle doit donc être allumée avant de commencer le travail (étude, méditation, rituel) et on doit l’éteindre à la fin.

Seul l’opérateur entre dans l’oratoire et y travaille.

Ou seul il ouvre sa « boîte ». Il s’efforce d’être mentalement calme et d’avoir la pensée positive.

Dès que le travail est terminé, l’oratoire est fermé à clé ; la « boîte », fermée et rangée.

En conséquence, pour des raisons de charges psychiques, il faut protéger son oratoire.

Il est bon de commencer les préparatifs dès maintenant car une grande partie du matériel sera

nécessaire au chapitre suivant consacré à l’exercice d’un rituel important.

Toutefois, s’il n’est pas encore possible de s’installer conformément à ce qui précède, il ne faut pas se désespérer.

Être de bonne volonté suffit pour commencer. Mais il faut s’efforcer d’avoir au moins l’épée.

Exercice :

Dès maintenant, on peut commencer à s’imprégner de

la forme et des valeurs des diverses lettres

hébraïques jointes (planches n° 2 et n° 3) dont une

première étude est abordée au chapitre

suivant.

Ora et Labora

1 : L’autel pour l’Oratoire

Qabal

2 : L’alphabet hébreu

Qabal

3 : Lettres hébraïques

Qabal

Cabbale Kabbale Qabal le même mot à quelque détail prés